lundi 23 novembre 2009

Blogger Aid Cook Book

Ce qu'il y a dedans en une phrase
Des recettes proposées gracieusement par la crème des blogueurs culinaires du monde entier (y compris Petite Femme !) avec des jolies photos qui vont bien pour les accompagner.

La couverture dit-elle la vérité ?
Arch, mon intégrité est mise à mal, car n'ayant pas encore lu le livre en question (il est en route par les voies impénétrables de la Poste), je ne peux pas réellement répondre à cette question. Oui, ce billet est bel et bien un texte de pub qui n'a même pas honte. Comment cela se fait-il ? C'est simple : l'intégralité des profits réalisés sur la vente de ce livre sera reversée au programme School Meals organisé par l'ONU afin d'aider à nourrir décemment les enfants scolarisés des pays les plus pauvres.

Vous pouvez commander le Blogger Aid Cook Book ici, chez Create Space qui est une branche de Amazon. Pour en offrir à Noël (ne suis-je point sympa de vous donner des suggestions de cadeaux pour votre famille, vous qui étiez justement à court d'idées ?), commandez-le dès à présent, car chaque exemplaire est imprimé à la demande et met donc un peu plus de temps que d'habitude pour arriver à destination.

La citation à retenir
A défaut de pouvoir vous donner une citation, voici 3 bonnes raisons de l'acheter :
- c'est une bonne action qui vous aidera à ne pas être réincarné en salière dans votre prochaine vie ;
- c'est une occasion de relancer votre couple en vous mettant à mijoter des plats variés pour votre moitié ;
- c'est une opportunité de travailler votre anglais culinaire et donc d'avoir de vraies surprises en cuisinant car vous aurez, par exemple, confondu poivre et poivrons...

Oui mais, et les pandas dans tout ça ?
Les pandas vous demandent en vous regardant avec de grands yeux doux et un peu tristes d'acheter le Blogger Aid Cook Book. Comment allez-vous résister à ce regard encore plus craquant que celui du Chat Potté dans Shrek, je ne sais pas...

jeudi 19 novembre 2009

Allons voir la dinde de plus près

Cette semaine, dans mon cerveau, tout était en mode bouclage : de valise et de trucs en cours. Demain, nous prenons l'avion pour le nord-est des Etats-Unis, histoire d'aller voir à quoi ressemble pour de vrai la dinde de Thanksgiving et les grands repas familiaux version américaine. Et quand je dis grand, ce n'est pas à la légère, car ma belle-famille dans sa version élargie, cela représente beaucoup de gens. J'en suis à plancher sur la liste des personnes que nous allons croiser pour mémoriser leur nom et leur place dans l'arbre généalogique et avec ma mémoire de poisson rouge, je sens que le résultat ne va pas être triste... "Oncle Robert ! Comment va votre fille Martha-Elizabeth-Gertrude-Audrey-Barbara-Emily-Janet ?" (Je me dis qu'en donnant tous les noms, il y en aura bien un de juste - c'est mathématique.)

Avant de m'absenter ainsi pour une huitaine de jours, j'essaye de vider le panier à linge sale (pas par la fenêtre, hein, ce serait tricher !), de passer les coups de fil mystérieusement reportés depuis le début du mois, de faire le ménage un poil mieux que d'hab' histoire de revenir avec joie dans un appartement accueillant (méthode Couet, quand tu nous tiens...). Et puis il y a la valise, descendue du haut du placard et maintenant ouverte sur le lit. Elle attend. On se regarde en biais, on s'évalue mutuellement, en silence. Elle et moi, on connaît déjà les étapes qui nous attendent : remplissage, doute, déballage de placard, incompréhension devant la disparition du col roulé sans lequel je ne peux pas partir et joie de le retrouver en fait déjà plié au fond de ladite valise.

Depuis le temps qu'on se pratique, ma valise et moi, on sait tout ça et maintenant, cela nous fait presque sourire (surtout elle). Bien sûr, je vais oublier quelque chose. On oublie toujours quelque chose. Mais quand on y pense, surtout lorsque l'on part en pays raisonnablement civilisé, est-ce vraiment si important ? Après tout, tant que ce n'est pas ta valise que tu oublies, je crois que non.

Et les pandas dans tout ça ?
Ils n'ont pas de valise, car ce ne sont pas franchement des animaux voyageurs, par contre, ils se sont très gentiment proposés pour s'asseoir sur la mienne pour m'aider à la fermer si nécessaire.

lundi 16 novembre 2009

Stardust (Le Mystère de l'étoile) de Neil Gaiman

Ce qu'il y a dedans en une phrase
Un conte de fée pour adultes, narrant les aventures de Tristran Thorn, jeune homme qui va quitter son village de Wall pour traverser le pays de Féérie et en ramener une étoile tombée du ciel.

La couverture dit-elle la vérité ?
En vrai, j'ai une édition de poche américaine qui reprend l'affiche du film inspiré par le texte de Neil Gaiman, une édition qui ressemble donc beaucoup à la française que vous pouvez voir ci-dessous. Ce genre de couverture reprenant le poster d'un film - qui doit en fait tout au livre - dans un but purement mercantil m'horripile, mais la copie était bon marché, alors bon, la crise étant ce qu'elle est, je me suis laissée tenter... Mais franchement, je préférerais avoir l'édition originale sur fond blanc, avec ses entrelacs de tiges à l'ancienne et sa calligraphie soignée évoquant un grimoire abandonné avec une fausse négligence par une sorcière venue vous ensorceler grâce à ses histoires abracadabrantes. Une sorcière qui aurait pour nom Neil Gaiman (ok, c'est un nom d'homme, mais les sorcières ne s'arrêtent pas à ce genre de détails terre à terre).

C'est le quatrième livre de Gaiman que je lis et plus je découvre son travail, plus je l'apprécie. L'histoire a l'air toute bêtes (un énième amoureux parti traverser moult dangers pour ramener l'objet qui lui fera gagner le coeur de sa belle), mais elle recèle des personnages haut en couleur, de jolies perles de sagesse et surtout une très belle écriture. Gaiman est un conteur qui sait donner du souffle lorsque c'est nécessaire, comme s'arrêter sur le détail révélateur qui fait mouche. Il sait surtout injecter de la poésie aussi bien au détour de ses phrases que des situations qu'il créé.

Ceci est plus qu'un livre de fantasy - un genre dont je ne suis pas particulièrement adepte. A la manière de son maître et ami Terry Pratchett, Gaiman écrit avant tout des histoires humaines et comme c'est un rusé qui aime s'amuser, il en profite pour nous en emmener en Féérie. On le suit le sourire aux lèvres.

La citation à retenir
"I am the most miserable person who ever lived", Tristran said to the Lord Primus, when they stopped to feed the horses feedbags of damp oats.
"You are young, and in love", said Primus. "Every young man in your position is the most miserable young man who ever lived."

Oui mais, et les pandas dans tout ça ?
Les pandas se sont laissés eux aussi emporter par la prose de Gaiman et voudraient voir reconnaître la nature fondamentalement pandaïque des fées. Ils travaillent à une proposition de manuscrit qu'ils aimeraient soumettre à l'auteur : Peau de panda. Un conte en-chanté dans lequel toute personne qui se couvrirait de la fourrure du valeureux animal se transformerait en Delphine Seyrig.

jeudi 12 novembre 2009

Infidélité et harlequinade

Cette semaine, dans mon cerveau il y eut un court-circuitage comme seul un amour fulgurant, impétueux et sans retour peut en provoquer (je m'entraîne pour postuler chez Harlequin). Le temps de quelques chansons, je fus infidèle à Petite Femme. Je lui ai tout avoué et, heureusement, dans sa grande magnanimité, elle m'a pardonnée.

C'est arrivé mardi soir. Nous sommes allées voir un spectacle mêlant théâtre et chant. Tous les comédiens présents sur scène étaient excellents, mais voilà, avec l'un d'entre eux, il s'est passé un de ces trucs magnétiques et inexplicables. A chaque fois que biiiiiiip (pour des raisons de confidentialité, le nom de l'artiste en question ne sera pas révélé) se mettait à chanter, le monde s'évanouissait, il n'y avait plus que lui, sa voix, et moi qui fondais comme un carton de glace Ben & Jerry's abandonné au soleil.

Une vraie midinette. Enfin, pas tout à fait quand même, car je savais qu'une fois son maquillage retiré et ses habits de ville retrouvé, biiiiiiip me laisserait totalement de marbre. J'ai d'ailleurs pu le confirmer par la suite, puisqu'il se trouve que nous l'avons croisé un peu après la pièce. Eh oui, ses oeillades n'étaient assassines que grâce au fard et aux feux de la rampe (cette phrase vaut bien deux points chez Harlequin, non ?).

Cela fait partie des raisons pour lesquelles j'aime tant le théâtre. Pour ces moments où, alors qu'on ne s'y attend pas, un regard ou une voix nous saisit et se fraie un chemin directement jusqu'à notre coeur (quatre points chez Harlequin ?). Cette magie-là m'émerveille à chaque fois. Et tant pis si dire ce genre de chose est un peu gnangnan : j'assume.

Et les pandas dans tout ça ?
Les pandas m'ont informé que si je continuais dans cette veine sirupeuse, ils allaient sérieusement envisager de migrer vers un autre blog... Pfff !

lundi 9 novembre 2009

Her Fearful Symmetry (Les Jumelles de Highgate) de Audrey Niffenegger

Ce qu'il y a dedans en une phrase
Deux soeurs jumelles reçoivent en héritage l'appartement de leur tante : idéal pour prendre son indépendance quand on a 21 ans - sauf si l'appartement est hanté par la parente défunte qui a plus d'un secret à révéler...

La couverture dit-elle la vérité ?
Je trouve l'image - même pas bien photoshopée - assez moche et un peu trop platement illustrative, avec les deux jumelles habillées à l'identique posant à l'entrée du vieux cimetière où se déroule une bonne partie de l'histoire. Au moins, pour une fois, il n'y aura pas de jaloux entre l'Angleterre et la France : la couverture est la même.

Ce deuxième roman d'Audrey Niffenegger était plus qu'attendu, The Time Traveller's Wife (Le temps n'est rien, in French) ayant été un énorme best-seller mondial qui s'est écoulé à plus de cinq millions d'exemplaires. Et contrairement à certains succès qui me laissent perplexe, j'avais été emballée par son premier opus, à l'intrigue soigneusement tricotée et à la structure virtuose. Après un tel coup de maître, Her Fearful Simmetry est un roman qui se lit agréablement, mais ne tient pas la comparaison.

Il me semble que le problème majeur vient des deux jumelles, dont les personnages sont peu attachants et n'évoluent pas de façon crédible (comment croire aux plans suicidaires de Valentina, par exemple ?). Leur nouveau voisin et ex-amant de la tante semble au départ avoir une véritable épaisseur et est émouvant dans son deuil impossible, mais là encore, on ne peut pas croire qu'il va accepter ce qui sera demandé de lui dans la dernière partie (je ne donne pas plus de détails dans ce billet pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui ne l'ont pas lu), et il finit par être tristement unidimensionnel.

L'intrigue, pourtant patiemment construite et a priori assez prenante (la dame sait tenir son auditoire en haleine), tourne finalement court et laisse insatisfait. L'histoire donne l'impression d'avoir été bâclée : le livre aurait-il été trop vite bouclé pour pouvoir rebondir sur le succès du précédent ? C'est d'autant plus frustrant que la qualité d'écriture est là, certains personnages secondaires fonctionnent à merveille (notamment le couple formé par Martin, un obsessionnel compulsif, et sa femme Marijke qui l'aime mais ne peut plus supporter ses rituels maniaques) et la plupart des idées, si elles avaient été mûries un peu plus, auraient pu donner un résultat saisissant.

Il y a une bonne chose dans tout ça : maintenant que la pression du deuxième roman est passée, on peut espérer le meilleur pour son troisième.

La citation à retenir
Julia considered going upstairs to see Martin, but she was angry at being left on her own and determined to have the most miserable evening possible. She was gratified that the TV was still broken.

Oui mais, et les pandas dans tout ça ?
Comme ils ne croient pas aux fantômes, c'est le concept entier du livre qui leur a échappé. Mais il profite de ce post pour passer un grand salut amical à Paule, qui a été très gentille avec eux sur son blog.